Réaliser un CV différent

Tous les jours, les départements des ressources humaines reçoivent des CV sous le même format (monotone et ennuyeux). Comme pour un entretien, la première impression est très importante pour ne pas finir dans la corbeille à papier alors autant mettre toutes les chances de votre côté. Pour vous distinguer, vous pouvez changer la forme de votre CV en fonction de votre fonction ou du poste recherché. Je vous présente ci-dessous mon CV sous la forme d’un logigramme.





Quelle est la forme de votre CV ? Utilisez-vous des éléments chiffrés ? Avez-vous différents CV ?

"Un curriculum Vitae efficace murmure doucement : je suis un professionnel." Anonyme

CV : Curriculum Vitae (latin chemin de vie)

Vous trouverez au travers de ce lien des CV créatifs réalisés par des graphistes.

Merci à Franck Brignoli de My Business Education

Article sur le même sujet :
Comment obtenir un CV de qualité ?

Le petit livre rouge

Sur le Blog PlusRiche, vous trouverez les commentaires de Jean-Jacques Hénin sur le livre "Le petit livre rouge de la Vente" de Jeffrey Gitomer (le célébre gourou de la vente). Ce livre est direct et assez plaisant à lire. Il présente des principes de bon sens pour la vente avec beaucoup d'humour.




Deux citations de Jeffrey Gitomer :
"Dans la vente, l'important n'est pas qui vous connaissez mais qui vous connaît"
"Les gens n'aiment pas qu'on leur force la main, mais ils adorent acheter !"


Voici un exemple, issu de mon expérience personnelle et qui serait peut-être utile à des commerciaux :
Je reçois régulièrement des commerciaux et j'ai pu constater qu'il est rare qu'ils me transmettrent, suite à notre entrevue, un remerciement pour les avoir reçus, un mot pour résumer notre entretien ou les actions prévues pour la suite de notre relation commerciale.
Cependant, le commercial qui prend la peine de le faire est mieux considéré que les autres car il se montre professionnel .
Combien de commerciaux ont conscience, pour l'avoir entendu dire par un collaborateur, de l'efficacité de ce type de démarche ?

"L'essence de la connaissance est , une fois qu'on l'a acquise, de l'utiliser." Confucius

Quelles sont les tâches à améliorer pour une DSI ?

Classement des tâches informatiques en fonction de la valeur ajoutée


Des tâches essentielles du département informatique n’ont aucune valeur ajoutée pour les utilisateurs. C’est sûrement pour cette raison que l’informatique est perçue comme un coût par les entreprises. Par contre, elles restent importantes pour les utilisateurs. Nous pouvons imaginer qu’une coupure réseau peut-être vécue comme une coupure d’Eau ou d’Electricité pour les particuliers. Ces services sont acquis et ils ne doivent pas dysfonctionner.

Quelles sont les attentes des utilisateurs par ordre d’importance ?
- La formation,
- Le support sur l’utilisation des systèmes,
- La disponibilité du support,
- Le respect des délais,
- Le traitement à temps des problèmes
- Le retour d’information,
- L’intégration des systèmes,
- La qualité.

En croisant les attentes et les tâches à valeur ajoutée pour les utilisateurs, la formation et le support sont dans la tête du classement. Les DSI devraient travailler ces points si elles souhaitent améliorer leur image auprès de leurs clients.

Environ 80 % des effets est le produit de 20 % des causes. Loi Pareto 80/20

Comment développer votre leadership ?

Il y a quelques jours, j’ai reçu un compliment d’une de mes connaissances qui me disait que j’étais « pro-actif ». Elle ne s’est pas arrêtée juste sur le compliment mais elle a continué en m’en expliquant les raisons . J’étais vraiment touché et depuis je m’efforce de développer encore cette capacité.

Maintenant en prenant du recul et en analysant la situation, je vois que le fait de faire des compliments sincères à une personne permet de donner de la reconnaissance. Or, l’être humain a un besoin énorme de reconnaissance. D’après la « pyramide des besoins » de Maslow (1), le besoin de reconnaissance vient juste après les besoins physiologiques (respirer, boire, manger, etc) et de sécurité (santé, logement, physique, etc).
Dans la vie de tous les jours, nous exprimons peu notre reconnaissance aux autres. Nous sommes pris par le rythme de la vie et nous passons à coté d’un levier formidable de leadership : le compliment.

Vos collaborateurs feraient sûrement d’avantage de choses pour vous si vous leur donniez de la reconnaissance et qu’ils se sentaient importants pour vous. Cela ne coûte rien mais vous pouvez en retirer énormément. Rien ne vous empêche d’essayer de complimenter de manière sincère et personnelle. Tout le monde aime les compliments : vos enfants, votre épouse et vos collaborateurs. J’aimerais insister sur le mot « sincère » : Ici, je ne parle pas de manipulation. Si vous cherchez à manipuler les autres, vous serez démasqué rapidement.

Faire un compliment, c’est comme faire un cadeau. Cela fait plaisir à l’autre mais aussi à vous même.

Quelques sont les différentes sortes de compliments ?
Avoir : Le compliment sur le « Avoir » est le plus répandu mais également le moins touchant. Exemple : tes nouvelles chaussures sont très jolies.
Faire : Le compliment sur « Faire » concerne les réalisations. Il est utilisé régulièrement dans le monde du travail. Exemple : ton dossier était vraiment complet. Merci.
Etre : C’est le plus fort des compliments. Il touche vraiment les gens et c’est celui qui a le plus d’impact. Exemple : voir mon premier paragraphe.

Pour aller encore plus loin dans le leadership, il faut trouver un compliment sur l’ « Etre » dont la personne n’a pas réellement conscience. Ainsi vous lui reconnaissez une qualité qu’elle s’efforcera de développer.

Autres pistes pour la reconnaissance :
- Demander un conseil : en plus de jouer sur la reconnaissance de la valeur de l’autre et si vous avez l’esprit ouvert, ce principe peut vous apporter une autre vision des choses, voire de nouvelles idées.
- Sentez-vous concerné par les autres : il y a quelque temps, je suis allé à l' enterrement du père d’un collègue. Et bien, il a été vraiment touché par ce geste. Depuis, nos relations ont vraiment changé.

« Le leadership : c’est l’art de faire faire à quelqu’un quelque chose que vous voulez voir fait, parce qu’il a envie de la faire. » Dwight Eisenhower.

Autre article :
Quels sont les leviers de la réussite ?

(1) Abraham Maslow (1908 – 1970) est un psychologue célèbre considéré comme le principal meneur de l'approche humaniste, surtout connu pour son explication de la motivation par la hiérarchie des besoins.

Informatique Conviviale

Vous souhaitez participer à l’écriture d’un livre sur le monde des systèmes d’information et bien, vous pouvez le faire en cliquant sur ce lien.

La société OCTO et 01 Informatique vous proposent de collaborer à la conception d’un « Roman 2.0 » sous la forme du best seller « Le But » d’Elyahu Goldratt.

La version finale sera publiée en juillet mais vous pouvez dès à présent consulter plusieurs chapitres.

«L’informatique Conviviale, voyage au cœur des grandes organisations»

Comment suivre son budget ?

L’établissement d’un budget permet de planifier financièrement la réalisation de vos objectifs. Votre budget définit la cible que vous devez atteindre mais également les moyens nécessaires à la réalisation de vos objectifs. Votre budget sera votre guide pour l’année en cours. Pour vérifier que vous êtes sur la bonne voie, il vous faudra suivre vos dépenses par rapport à votre prévision budgétaire.

La figure ci-dessous schématise le processus d’un contrôle budgétaire.







Comme vous pouvez le voir, ce processus est dynamique. L’analyse des écarts vous permet soit de réviser le budget soit de mener des actions correctrices. Le budget est souvent réalisé entre 3 à 6 mois avant le début de l’exercice en cours. Donc, vous pouvez avoir un délai maximum de 18 mois entre la réalisation de votre budget et sa clôture. C’est pour cette raison que vous pouvez réaliser des ajustements budgétaires (rien ne se passe comme prévu : projet réglementaire, développement d’une nouvelle activité pour contrer la concurrence).

Par contre, le processus budgétaire ne doit pas se limiter aux constats des écarts car le réveil sera douloureux en fin d’exercice.
Mais avant de traiter et d’analyser les écarts, vous devez connaître et répertorier vos dépenses en fonction de vos catégories budgétaires.

Pour suivre mes dépenses, j’utilise une feuille Excel où je renseigne mes factures. Toutes les semaines, au moment de viser les factures de mon département, je saisi les factures en fonction des catégories suivantes :

Fournisseur,
Prestation (maintenance, abonnement, consommable, etc)
Période (mensuel, trimestre, etc)
Montant HT
Date
Commentaire
Catégorie budget (Maint. Matériel, Logiciel, Telecom, Investissement, Etc)
Amortissement (O/N) pour les investissements,
Affectation (directe ou indirecte)
Répartition (service ou établissement)

Après, tous les mois, je contrôle facilement le "réalisé" par rapport au budget. Cette feuille Excel me sert également pour retrouver facilement des factures mais aussi pour préparer mon budget de l’année suivante.

Et vous, comment suivez-vous votre budget ? Quelles méthodes utilisez-vous ? Utilisez-vous des outils spécifiques ? Lesquels ?

« La solution au problème budgétaire français est simple : distribuer la fortune nationale à tous les citoyens de façon à ce qu’ils paient tous l’ISF ! » Jean-François Kahn

Autres articles sur le même thème :
la corvée du budget
A-t-il un pilote dans l’avion ?
La maîtrise des coûts

Comment gérer les emails entrants ?

Les messageries électroniques sont des outils qui gaspillent énormément d’espace disque et de temps. Nous recevons chaque jour un grand nombre de courriers allant de quelques mots à des présentations (PowerPoint) volumineuses. Si nous laissons s’entasser ces courriers et publicités (généralement des spam), notre boîte aux lettres se trouve vite saturée d’informations non utilisables.

Avec les serveurs de messagerie, vous avez des fonctions qui permettent de limiter les tailles des messageries en définissant des quotas. Malgré tout, je suis persuadé que l’autodiscipline est la meilleure solution. Plus nous avons de messages dans nos boîtes aux lettres, plus nous gaspillons du temps à les gérer. Donc le premier des conseils est de ne pas vous laisser déborder.

Vous pouvez essayer d’imaginer le tas de papier ou de prospectus que vous auriez si vous déposiez chez vous à un endroit précis tout ce que vous recevez par la poste pendant un mois. De plus, il vous faudra certainement retrouver certaines informations telles que des factures à payer, des relevés, des chèques de remboursement, etc. Avec ce tas, la chose ne sera pas facile.

Vous pourriez me dire : « Oui mais avec l’informatique, c'est beaucoup plus facile. »
C’est vrai mais le volume de courrier n’est pas le même. Même avec les fonctions de tri ou de recherche, vous risquez d’être vite débordé.

Quelles sont les inconvénients d'une boîte aux lettres volumineuse :
- Elle demande plus de temps à sa gestion,
- Il est difficile de se rappeler "quel email dit quoi"
- Elle cause des problèmes de fonctionnement,
- Nous avons la sensation d'avoir oublié quelque chose,
- Etc

Quelles sont les solutions ?
- Effacez tous les Spams,
- Lire les emails personnels puis les effacer,
- S'occupez des emails pour "Info" et pour "Action" puis les effacer :
* Effacez ou archivez tous les emails pour "Info" après les avoirs lus,
* Agissez sur les emails pour "Action" qui prennent moins de 2 minutes,
* Pour les autres emails, déplacez les dans un dossier de ToDo (A faire).

Le dernier conseil que je pourrais vous proposer est d’éduquer vos collègues, vos amis sur leur manière d’utiliser la messagerie. Si vous ne l’avez pas encore lu, je propose de lire mon article sur les six commandements.

Et vous, comment gérez-vous votre messagerie ? Quelles sont vos méthodes ?


« Plus vous laissez de temps à un travail pour se réaliser, et plus il a tendance à prendre ce temps qui s’allonge pour se réaliser. » Cyril Northcote Parkinson

Spam : Courrier indésirable
L’origine du mot Spam provient d’une marque de corned-beef américain. Plus précisément SPAM est un acronyme pour Spiced Pork And Meat (pâté épicé à base de porc et de viandes).

Comment réussir sa prise de fonction ?

Nouveau travail ou changement de fonction, c’est un nouveau défi à relever. Pour réussir dans ce nouveau travail, nous avons souvent très peu de temps pour nous intégrer et pour apporter de la valeur à l’entreprise. Nous devons marquer rapidement des points pour rassurer notre responsable de nous avoir choisi. Quelle valeur allez-vous apporter à la société ? En vous embauchant, l’entreprise fait un investissement et elle espère avoir un retour sur investissement rapide.

Je vous présente ici quelques pistes à suivre pendant cette phase de transition :

- Connaître l’objectif ou les objectifs attendus
Nous devons obtenir de notre responsable le plus rapidement possible ses attentes par rapport à notre nouvelle mission. Si nous n’avons pas d’objectif clair, nous ne saurons pas dans quel sens aller. Vous serez peut-être obligé de demander des précisions mais également d’obtenir des ordres de priorité. L’idée étant d’avoir des objectifs compris et partagés. Dans ce sens, il faudra reformuler les objectifs de vive voix mais aussi par écrit. Vous pouvez aussi lui demander de quelle manière il souhaite échanger avec vous.

- Faire le point (bilan) de la situation
Avant de se lancer tête baissée dans ses nouvelles fonctions, nous devons étudier la situation et comprendre l’environnement. Cette phase passe par des discussions formelles ou informelles avec ses collègues, collaborateurs, clients et fournisseurs et des visites de services ou sites. Ces discussions vous permettront de vous forger une idée sur ce qui marche ou ne marche pas et de connaître les liens politiques, de pourvoir et autres entre les personnes et les services. Je pense qu’il est très important de prendre du temps pour cette phase. Ce bilan vous évitera des erreurs et vous aidera à trouver des solutions pour remplir vos objectifs.

- Créer des liens relationnels (son réseau dans l’entreprise)
En fonction des situations, il peut être important d’avoir des appuis pour faire avancer ses idées. Vous n’êtes pas obligé de regarder uniquement l’organigramme de la société pour trouver des appuis. Il existe des pouvoirs différents des lien hiérarchique.

- Agir et obtenir de petits résultat rapidement en fonction du contexte et des objectifs
Pour obtenir rapidement la confiance, nous devons avoir des résultats. Il n’est pas nécessaire de faire de grandes choses mais de réaliser de petites victoires. Posez-vous la question : Qu’est ce que je peux mettre en place dans un temps relativement court ? Les petits ruisseaux font les grands fleuves. Après avoir obtenu des résultats positifs, vous aurez plus confiance en vous, tout comme votre entourage. Ainsi, vous pourrez aborder des sujets plus importants de manière plus sereine.

- Etablir un plan de réalisation et le suivre
Vous devriez voir cette phase de transition comme un projet. Il vous faudra définir des actions à réaliser et faire régulièrement le bilan de votre avancement. Je vous conseille également de le faire avec votre responsable aussi régulièrement que possible. Il ne faut pas attendre qu’il vous demande des résultats mais prendre les devants.

A plusieurs reprise, j’ai utilisé ces principes au cours de promotion ou de changement d’entreprise et ils ne m’ont apporté que des éléments positifs.

Et vous quelle est votre méthode ? Utilisez-vous ces principes ou d’autres ? Lesquels ?

« La raison d’être d’une organisation est de permettre à des gens ordinaires de faire des choses extraordinaires » Peter Drucker

Guide de carrière dont vous avez besoin

En général, les livres sur le management ou le monde de l’entreprise sont assez ennuyeux, théoriques et austères. Mais depuis quelques temps, nous pouvons lire des livres d’un autre genre dans ce domaine (exemple : roman industriel « Le But » de Dr Goldratt) . En Février 2009, les éditions Vuibert ont traduit et sorti la version française des "Aventures de Johnny Bunko" un manga américain sur le monde de l’entreprise. Au Japon, nous pouvons trouver des mangas sur tous les sujets : guide de cuisine, manuel de bricolage, etc. Par contre en occident, c’est le premier manga sur le business, et l’auteur n’est autre que Daniel Pink ex-conseillé de Al Gore (1995-1997) et l'illustrateur, Rob Ten Pas.

J’espère que ces expériences réussies feront « boule de neige » dans le monde de l’édition et des auteurs. Ces deux exemples montrent que nous pouvons apprendre en nous "divertissant".

Voici un rapide résumé des "Aventures de Johnny Bunko" :
Johnny Bunko est un jeune comptable qui n’aime pas son travail. Il est coincé dans ce boulot où il n’arrive pas à s’épanouir. Au cours d’une nuit de travail à plancher sur des dossiers, il rencontre une jeune femme mystérieuse qui va l’aider à changer le cours de sa vie …

Vous trouverez sur ce lien la vidéo de présentation du livre :
Johnny Bunko trailer from DHP on Vimeo

Sur ces liens, vous trouverez un extrait du livre :
- en français (quelques pages) : Page de l'éditeur
- en anglais (premier chapitre) : Site Web du livre





Bunko est un format d’édition japonais (ressemble au format de Poche en France) qui désigne une publication de petit format épais. Ce format est utilisé plus généralement pour les mangas.

Comment se former et gagner plus ?

En tant que salarié, vous avez des devoirs et des droits, et vous aurez tort de ne pas profiter de vos droits surtout concernant la formation : investissez sur vous-même sachant que vous serez rémunérés.
Depuis 2004, le DIF (Droit Individuel à la Formation) permet à tout salarié ayant au moins un an d’ancienneté dans son entreprise de demander une formation à son employeur dans le cadre de son activité.
Tous les ans, chaque salarié se voit créditer de 20h de formation. Ce crédit de formation est cumulable pendant 6 ans pour atteindre un maximum de 120h.
Si vous réalisez votre formation en dehors des heures de travail, votre employeur vous versera une allocation correspondant au nombre d’heures de la formation et pour un tarif horaire équivalent à 50% de votre taux horaire net.

Normalement, il est préférable de faire votre demande de DIF par courrier recommandé mais je vous propose une démarche différente si vos relations avec votre supérieur sont bonnes.

Dans un premier temps, vous devez trouver la formation dont vous avez besoin (anglais, bureautique, communication, management, ...). Beaucoup de centres de formation ont adapté leur formation classique de courte durée au DIF. Au cours de votre recherche, vous pouvez commencer à en parler à votre responsable pour connaître son avis.

Une fois la formation trouvée, vous allez devoir rédiger votre demande et la transmettre par mail à votre responsable. Votre demande devra mentionner l’intitulé de la formation, le programme et éventuellement le planning. Je vous conseille de justifier votre demande en montrant l’intérêt de cette formation pour votre entreprise.

Il y a quinze jours, j’avais une discussion avec un consultant concernant le DIF. Il m’informait que les cadres étaient assez frileux à demander une formation par peur d’être jugé négativement. Je pense que c’est une erreur de jugement. Nous avons tous besoins de nous former tout au long de notre carrière. Si nous arrêtons d’apprendre, nous restons sur nos acquis alors que l’entreprise avance rapidement. Le fait de demander une formation n’est pas un signe de faiblesse mais une volonté de progresser avec son environnement.

"Investir dans la formation c'est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes et le souci des résultats." Philippe Bloch Extrait de Service Compris

Comment apprendre de ses échecs ?

A la fin de mes études de Techniques de commercialisation à l'IUT, je devais faire un stage au sein d'une société qui commercialisait un progiciel pour les organismes HLM. Le but de mon stage était de téléphoner à des organismes pour obtenir d'une part des renseignements sur la société et d'autre part un RdV pour le commercial.

Je n'avais pas étudié ce domaine (le phoning) au cours mes études et je ne savais pas de quelle façon commencer.

La première semaine, les résultats de mes efforts ont été infructueux : je ne savais pas comment faire pour changer cette situation qui devenait stressante.

Après un week-end de réflexion, j'ai décidé d'aller voir le commercial pour lui demander de l'aide. C'était un homme d'une quarantaine d'années qui dévellopait avec son entourage de très bonnes relations .

Une fois que je lui ai expliqué mon problème, il m'a installé dans un bureau disponible en prenant une grande feuille blanche qu'il a collé sur un des mur du bureau. Il a commençé par me dire que l'échec n'était pas important. Il a ajouté en plus qu'il fallait simplement échouer plus souvent pour obtenir des résultats. A ce moment là, je n'ai pas très bien compris ce qu'il voulait dire : comment réussir en échouant plus souvent ?

Comprenant en voyant ma tête que j'étais sceptique, il a continué ses explications. Il m'a indiqué que plus j'appelerai et serai confronté à une fin de non-recevoir, plus je comprendrais mes erreurs pour en tirer des enseignements.

Puis il m'a expliqué qu'il me fallait un "scénario" pour me guider lors de mes appels. Dans un premier temps, ce scénario devait reprendre une conversation typique pour obtenir des renseignements de la part de mes interlocuteurs et pour terminer sur un RdV. Il m'a aidé à le réaliser sur la grande feuille de papier et il m'a indiqué que je devrais l'améliorer au fur et à mesure de mes appels.

Et pour terminer mon éducation sur le « phoning », il est resté avec moi pour mes premiers appels pour me conseiller et pour m'encourager.

A la fin de mon stage, j'avais réussi à obtenir des RdV pour le commercial. Suite à cette réussite, d'autres commerciaux de la société m'ont demandé de réaliser la même opération sur leur secteur commercial et c'est ainsi que je me suis déplacé à Lyon et Nantes au cours de mon stage.

Cette expérience m'a appris qu'il ne fallait pas :
- s'arrêter sur un échec mais qu'il fallait en tirer des leçons,
- se renfermer sur soi-même mais qu'il fallait trouver des appuis et des conseils,
- commencer sans avoir appris les principes de base.

« Le succès, c'est être capable d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Wiston Churchill

Comment prendre des décisions ou proposer des solutions ?

Au début de ma carrière, j'ai appris une chose très importante qui m'a toujours servi et me sert encore maintenant.

Savez-vous quel est le point commun entre toutes les personnes ayant des responsbilités (manager, patron, responsable de service, etc) ?

Et bien, toutes ces personnes sont payées pour « décider » de la meilleur solution à apporter à un problème.
Or, ils n'ont pas toujours tous les éléments pour prendre leur décision. De plus, il peut arriver qu'ils ne soient pas les mieux placés pour trouver les solutions : manque de temps, non spécialiste du domaine, ...
C'est pour ces raisons, entre autre, qu'ils ont des collaborateurs qui sont eux des spécialistes et dont le temps de travail doit servir à produire mais également à trouver des solutions.

A chaque problème, il n'y a rarement qu'une solution : il en existe souvent plusieurs plus ou moins adaptées à l'environnement. Le rôle du responsable est de décider, de trancher et de choisir la solution la plus pertinente en fonction du contexte.

Tous les employés d'une société ont des problèmes à résoudre à leur niveau. Si vous apportez vos problèmes à votre responsable en plus des siens et que vous ne lui apportez pas une liste de solutions, il y a de grandes chances qu'il ne vous accueille pas à bras ouverts et avec le sourire.

Quelles sont les questions à se poser avant d'aller voir son responsable avec un problème ?
- Quel est le problème ?
- Quelles sont les causes du problème ?
-Quelles sont les solutions possibles ?
- Quelle est la meilleure solution ?

Quel est le problème ?
Cette question vous paraît peut-être inutile mais elle a une grandre importance. Un problème bien posé, c'est déjà la moitié de la solution. J'ai souvent assisté à des réunions pour discuter de problèmes que nous n'avions pas identifié réellement .

Quelles sont les causes du problème ?
Face à un problème, nous avons tendance à agir sur les conséquences et à ne pas en traiter les raisons profondes . C'est comme mettre de la peinture sur de la rouille.
Pour exemple, j'ai déjà été témoin de situation où suite un bug entraînant des erreurs au sein d'une base de données, les personnes du service corrigeaient les erreurs générées mais ne prenaient pas le temps de retifier le bug.

Quelles sont les solutions possibles ?
Nous avons souvent l'habitude de chercher des solutions immédiates en prenant en compte notre façon de voir les choses. Cette méthode nous limite sans nous apporter une vision claire des solutions : il vaut mieux prendre du recul, voir le problème sous différents angles, en parler avec d'autres personnes, etc

Quelle est la meilleure solution ?
Une fois les différentes solutions envisagées, il faut peser le pour et le contre puis proposer les deux ou trois solutions les plus pertinentes à votre responsable. Evidemment, si c'est vous le décideur, vous pouvez décider vous-même quelle solition sera prise.


"Un problème sans solution est un problème mal posé." Albert Enstein

Leçon d’économie pour les enfants et les plus grands

Tiré du livre de Jim Rohn « Stratégies de prospérité »

L’idée est d’apprendre à nos enfants comment marche l’économie en partant de l’exemple d’un enfant « Jean » souhaitant acheter une boîte de savon de deux euros pour la revendre à sa voisine « Madame Lachance » pour trois euros.

Vous trouverez ci-dessous l’extrait du livre mais j’ai changé quelques éléments :

Jean se rend chez Madame Lachance qui vit près de chez lui et frappe à sa porte. Madame Lachance lui répond.

Jean lui dit alors : « Bonjour, madame Lachance ! J’ai avec moi une boîte de savon et désire vous la vendre. Ma mère l’emploie ainsi que beaucoup d’autres personnes que je connais. Vous devriez vraiment l’essayer aussi. Il ne vous coûtera que trois euros, et comme je suis votre voisin je pourrai m’occuper de vous et vous en procurer régulièrement. Qui plus est, en achetant ce savon, vous aurez encouragé un enfant. »

Madame Lachance lui répond : « Jean, j’apprécie le fait que tu sois venu chez moi, et je crois sincèrement que ton produit est bon, mais je dois t’avouer que j’ai déjà beaucoup de savon. »

Jean rétorque en s’avançant : « Puis-je quand même entrer voir ce qu’il en est. »

Madame Lachance, s’apercevant alors qu’aucune objection ne peut arrêter Jean, lui dit : « D’accord, j’accepte d’être l’une de tes clientes. »

Jean, tout content, rentre chez lui et dit à ses parents : « J’ai trois euros à dépenser. »

Ceux-ci lui répondent alors : « Si tu dépense tes trois euros, tu ne seras plus en affaires ».

« Ah ! dit jean, un peu déçu. Je comprends ce que vous voulez dire. »

Ensuite, ses parents lui explique les choses comme suit : « Premièrement, tu dois te mettre de coté deux euros, puis les investir dans une autre boîte de savon. Tu ne dois pas dépenser ton capital. Tu dois le garder. »

Jean finit par dire : « D’accord, je mettrai deux euros de coté pour garder mon commerce et je continuerais à faire un euro de profit. Mais j’ai le droit de dépenser mon euro de profit, n’est-ce pas ? »

Ses parents lui répondent : « Si tu dépenses tout ton profil, ton affaire ne progressera pas et tu auras des problèmes. Pour commencer, tu dois payer l’impôt. Puis tu peux faire un don pour ceux qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins. »

Jean répond : « Et maintenant est-ce que je peux dépenser le reste ? »

Les parents : « Non pas encore, il faut mettre quinze cents de ton euro de profit pour augmenter ton capital. Si tu mets de coté quinze cents sur ton euro de bénéfice, tu auras un jour assez d’argent pour acheter deux boîtes de savons au lieu d’une. »

« Ah ! Bien sûr ! » (Jean commence à comprendre.) « S’il m’est possible d’acheter deux boîtes au lieu d’une seule, j’économiserai un trajet et vendrai plus de boîtes de savon. »

Ensuite, il convient de lui expliquer que certaines entreprises demandent moins cher lorsqu’on leur achète deux boîtes au lieu d’une seule et qu’au lieu de vendre une boîte à deux euros, elles vont peut-être vendre deux boîtes pour seulement 3.80€.

Jean est tout excité : « Fantastique ! s’exclame-t-il. Et lorsque je les revendrai, je pourrai faire encore plus de profit ? »

« Oui, lui répondent ses parents. Tout le monde peut augmenter soon capital. Et si l’entreprise peut ainsi vendre deux boîtes à la fois, elle économise un déplacement et quelques coûts, et peut garder quelques sous ou en faire cadeau à madame Lachanche dans le but de l’inciter à acheter deux boîtes de savon au lieu d’une seule. »

Jean dit : « Hé, c’est super ! Et maintenant, est-ce que je peux dépenser le reste de mon profit ? »

« Non. Il te reste encore une chose à faire : faire profiter ton argent en autorisant une banque à le prêter. »

« Comment cela fonctionne-t-il ? »

Ses parents lui expliquent : « tu dois prendre quinze cents et les déposer dans une banque. Celle-ci te donnera une certaine somme d’argent en récompense du fait que tu lui as permis de louer ton argent. Ils appellent cela de l’intérêt. »

« Pourquoi est-ce qu’une banque voudrait faire ça ? »

« Parce que certains projets, la construction d’un gros immeuble ou d’une manufacture par exemple, exigent plus de capital que pourrait en avoir une seule personne ; d’où qu’il existe un système qui permet à tous d’investir leur argent en le prêtant à une banque qui elle aura alors suffisamment d’argent pour le prêter à de grands projets. Ce système crée des emplois et aide tout le monde. Pendant ce temps-là, la banque te paiera pour l’utilisation de ton argent. »

« Est-ce que je pourrais ravoir mon argent ? »

« Bien sûr, tu peux toujours récupérer l’argent que tu déposes. »

« Cela semble pas si mal. Maintenant, est-ce que je peux dépenser ce qui me reste ? »

« Oui maintenant, tu peux »

Jim Rohn est considéré comme un philosophe des affaires. Il a inspiré des personnes comme Anthony Robbins et Mark Victor Hansen. Ses enseignements sont basés sur les principes énoncé dans la Bible. Son style nous aide à trouver une motivation.

1/4 des fortunes françaises proviennent du secteur de la Distribution



« La discipline est le pont entre les objectifs et les accomplissements. » Jim Rohn

Le théâtre au service de la communication

La communication peut avoir une incidence sur notre vie (positive ou négative). Comme toute action, la communication entraîne une réaction sur notre environnement. De ce fait, il est préférable de la maîtriser du mieux possible.

Je vous propose ci-dessous le commentaire de Roland Thimonier dirigeant de la société YAKA conseil (Cabinet spécialisé dans le conseil et de la formation dans les domaines de la Vente, du Management et de la Prise de Parole) sur la formation et le théâtre.

Pourquoi aussi souvent les mots « formation » et « théâtre » sont ils associés ?

Le théâtre il est pratiqué par des comédiens.

Comédien : « Personne dont la profession est d'interpréter un personnage, de jouer un rôle » et si l’on a l’esprit un peu plus pervers voici une autre définition « Personne qui, dans des vues intéressées, feint des passions et des sentiments qu’il n’a pas ». Ici l’on voit que l’on se rapproche déjà de certaines techniques de ventes à bases de persuasion, de légères manipulations (ne soyez pas offusqué, regardez la réalité). Méthodes qui nous amènent vers l’enseignement de ces techniques, cela s’appelle de la Formation.

La Formation : « Période d'éducation durant laquelle le stagiaire apprend des connaissances ». Vous commencez, je pense a mieux voir le parallèle entre les deux mondes. Dans les deux cas il faut apprendre puis restituer. Et comme nous sommes dans un monde où la communication, la forme, a pris le pas sur le fond, il est nécessaire de restituer dans les deux dimensions qui nous permettent de communiquer.
- Le verbal, avec toutes les techniques de diction, d’intonation, de phrasé, de port et de modulation de la voix… qui sont les bases du théâtre mais aussi les outils du formateur et par la suite les plus du stagiaire.
- Le non verbal, de manière à ce que notre corps exprime ce que dit notre voix et non l’inverse. Un bon comédien serait-il dans l’idéal un Mime qui parle. Et tout message qu’un formateur doit faire passer à ses stagiaires est exprimé aussi bien par son corps, son attitude, son regard que par les mots qu’il prononce. Croirez-vous un formateur qui vous enseigne la motivation et le dynamisme si lui-même est mou et avachi ?

Alors dans notre vie professionnelle où s’arrête le naturel, où commence la comédie voir la manipulation. Mais ne suis-je pas moi-même en train de vous manipuler en vous faisant croire que la vie n’est que théâtre ?
Bonne Réflexion.
Roland Thimonier



"Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie." Jules Renard

Merci à Roland Thimonier

Comment atteindre la prospérité ?

"Stratégies de prospérité"

Le livre de Jim Rohn est très motivant et il est facile à lire (trois soirs entre 21h et 23h). Il nous guide sur le chemin de la prospérité (du bon sens, rien que du bon sens).

Le grand principe de ce livre est la "Discipline". Sans discipline vous n'arriverez pas atteindre vos objectifs. Vous devez agir avec persévérance si vous voulez avancer dans la vie.

Il n'y a pas de miracle (Jim Rohn fait souvent référence à la Bible), il faut de la discipline et de la volonté : travailler dur à sa vie et pas seulement à son travail. Vous pouvez travailler dur toute votre vie à votre travail sans pour autant atteindre la prospérité. De même quand il dit "travailler dur", il indique également qu'il faut le faire intelligement en gérant son temps. Le temps est le même pour tout le monde : "riche" et "pauvre". C'est pour cette raison qu'il faut l'optimiser (être plus productif).

Vous apprendrez aussi que l'important n'est pas d'atteindre des objectifs mais le chemin parcouru. Je me suis souvent demandé comment un homme comme Bernard Tapie pouvait rebondir. Et bien, son secret vient probablement de là. Donnez un million à une personne ordinaire, il y a de grandes chances pour qu'elle dilapide cette somme avec le temps. Maintenant, prenez un millionaire qui a réussi et retirez lui tout son argent : il y a de grandes chances pour qu'il le gagne à nouveau assez rapidement.

Les étapes de la prospérité de Jim Rohn sont :
- Définir des objectifs,
- Apprendre et agir,
- S'occuper de ses finances,
- Gérer son temps,
- Développer des relations de qualité.

C'est un livre à lire et sûrement à relire où nous apprenons un tas de choses sur le développement personnel.

"La prospérité est un état qui ne connaît pas le repos." Sénèque

Comment échouer sur un projet ?

Il y a quatre ans avec ma femme, nous avons décidé de nous lancer dans un joli projet de construction de maison. Vous trouverez dans cette histoire toutes les erreurs à ne pas commettre dans la réalisation d’un projet .

Ecouter le besoin du client
Pendant la phase d’étude, nous expliquions au constructeur comment nous envisagions notre maison. Le constructeur concrétisait nos idées sur plan pour ensuite réaliser un devis. Cette phase a duré environ deux mois. Nous avons reçu une dizaine de plan qui n’étaient pas conformes à nos souhaits. Au final, nous avons réalisé une partie des plans et nous avons demandé directement un Rdv avec le dessinateur du constructeur.

Rédiger le contrat sans erreur
Une fois d’accord sur les plans et le contenu du contrat, le constructeur a rédigé le permis de construire en notre nom. Après lecture, nous nous sommes aperçu qu' un grand nombre d' erreurs grossières jalonnaient le document ; la plus drôle (et la plus légère aussi) était que l’ adresse de la maison n’était pas la bonne ...

Vérifier et valider les détails techniques
Pour notre maison, nous souhaitions un chauffage au gaz de ville. Le commercial nous avait assuré que le réseau de gaz passait juste devant notre future maison et que cela ne posait aucun problème, ce que nous ne pouvions vérifier, ne disposant d' aucun document de propriété. Il nous a même signé un papier pour obtenir un prêt spécifique auprès de GDF. En cours de la construction, Gaz de France nous signalait que le réseau de gaz s' arrêtait 100 mètres avant notre terrain, pas 2 ou 3 comme le commercial l' affirmait . La différence financière n’est pas négligeable...

La main d' oeuvre la moins chère n' est pas la moins coûteuse
Notre constructeur, pour augmenter sa marge, "tirait les prix vers le bas" et il faisait travailler certains artisans qui n' avait pas pour préoccupation de rendre un travail de qualité . Trois artisans des artisans qui ont travaillé à la construction de notre maison ont finalement "déposé leur bilan". Le constructeur a été obligé de trouver d’autres artisans dans l’urgence. Dans ce cas, les tarifs sont souvent peu négociables .

Conserver tant que possible la même équipe projet
Pendant la construction, nous avons eu six conducteurs de travaux. Suivi de chantier ??

Rectifier les erreurs quand elles apparaissent
Un des nombreux conducteurs de travaux avait l’habitude de nous dire quand nous lui faisions une remarque : « Quand vous achetez une voiture, vous n’allez pas sur la chaîne de montage pour savoir comment elle est réalisée. »

Toujours écouter son client
Il faut toujours écouter son client même s’il a tort et essayer de le comprendre. Il faut garder une communication et éventuellement lui expliquer ses erreurs. Cela permet de ne pas recevoir de courrier en recommandé.

Pour finir, le construction s’est terminée avec quatre mois de retard (nous avons fixé nous-même la date de livraison). Le constructeur nous a payé des pénalités pour ce retard . Si vous voulez réussir vos projets, vous pouvez suivre ces conseils :
  • Ecouter le besoin du client,
  • Rédiger le contrat sans erreur,
  • Vérifier et valider les détails techniques,
  • Le moins cher n’est pas le moins coûteux,
  • Conserver tant que possible la même équipe projet,
  • Rectifier les erreurs quand elles apparaissent,
  • Toujours écouter son client.

"La science des projets consiste à prévenir les difficultés de l'execution." Vauvenargues

Diagramme de conflit ou Evaporating Cloud


Suite à mon message sur «Comment résoudre un conflit», je vous propose un autre exemple sur le même thème, qui a été réalisé par Joël-Henry Grossard (Conseil en Direction d'Entreprise auprès de dirigeants de PME/PMI tous secteurs). Vous pouvez visiter son blog sur la Théorie des contraintes


"Le diagramme de conflit a pour objet d'apporter une réponse, sans compromis, à un conflit entre deux propositions exclusives l'une de l'autre (s'excluant l'une l'autre) D et D', supposées permettre d'atteindre le même objectif O, telles que si D est vrai alors D' ne peut pas être vrai : il n'y a pas de compromis possible.
Il repose, sa lecture se faisant de gauche à droite, sur la "logique nécessaire" exprimée par une phrase du type "Pour obtenir O (l'objectif), nous devons avoir B (la condition nécessaire ), et pour avoir B, nous devons avoir D, (le pré-requis).
L'autre branche de cet arbre particulier se lit "Pour obtenir O (l'objectif), nous devons avoir C (la condition nécessaire), et pour voir B nous devons avoir D' (le pré-requis).

Je vous propose un diagramme de résolution de conflit sur un thème analogue que j'ai construit pour l'occasion.
»



D correspond à la proposition « Augmenter les salaires en fonction des performances de chacun »,
D’ correspond à la proposition « Augmenter les salaires uniformément en fonction de l’inflation ».

« La meilleur façon d’apprendre est de résoudre des problèmes. » Arthur Koesther

Comment respecter les délais sur un projet ?

Un projet est destiné à réaliser un objectif en respectant le triptyque Coût-Délai-Qualité mais le problème le plus souvent rencontré lors de la réalisation est le dépassement des délais.

L’une des solutions est d’intégrer une marge de sécurité supplémentaire dans l’estimation de charges pour palier aux incertitudes ou encore de faire des compromis sur le contenu (moins de fonctionnalités = délai plus court). Malgré ces solutions, il y a toujours autant de projets en dépassement de délais.

De plus, quand nous estimons les charges de chaque tâche, nous incluons déjà des marges de sécurité et plus il y a de niveau d’estimation, plus la marge est importante.
Le développeur donnera son estimation avec une marge et le chef de projet rajoutera également sa propre marge. La norme en la matière est souvent de 200%.

Alors, est-ce que la solution existe ?

Nous pouvons examiner les différentes causes de ces dépassements :
- Syndrome de l’étudiant (nous avons le temps) ou la loi parkinson (le temps prévu sera consommé),
- Le multitâche : plus nous jonglons avec plusieurs tâches, moins nous serons performants,
- Les dépendances entres les tâches : tout retard sur le chemin critique (1) entraînera un retard du projet.

Nous pouvons également constater que les retards se répercutent alors que les avances sont perdues.

L’idée de Eliyahu M. Goldratt est d’insérer les marges de sécurité qu’il appelle « Tampon » à des endroits précis dans le chemin du projet. Il définit différents types de « Tampon » :
- Tampon projet : insérer en fin de chemin critique,
- Tampon auxiliaire : insérer entre la fin du chemin de tâches non critiques et l’intersection du chemin critique,
- Tampon ressource : principe d’information pour obtenir la ressource au bon moment sur le projet.

Pour constituer les tampons projet et auxiliaires, il faut retirer de chaque tâches les marges de sécurité pour les affecter aux tampons. Les marges de sécurité permettent de palier aux incertitudes (contre temps, difficulté non prévue) au cours du projet. Par contre, seulement certaines tâches subiront des aléas ainsi nous conserverons une avance.

Exemple tampon projet :
Tâches < ---- 1 ---- > < -- 2 -- > < ----- 3 ----- > < -- 4 -- >
< -- 1 -- > < - 2 - > < -- 3 -- > < - 4 - > < ---- TP ---- >

Exemple tampon projet :
Informer la ressource du début de la tâche 10 jours avant, puis 3 jours avant et enfin 1 jour avant. Ainsi la ressource pourra plus facilement se rendre disponible au bon moment et il sera informé d’un décalage éventuel.

Les changements préconisés par Mr Goldratt sont :
- Convaincre les diverse ressources de diminuer leur estimation de temps,
- Elimer les jalons (2),
- Rendre compte fréquemment du temps nécessaire pour finir la tâche.

Pour suivre le bon déroulement du projet, il nous faudra surveiller les tâches suivantes :
- Taches qui réduisent le tampon projet,
- les tâches qui consomment les tampons auxiliaires mais pas encore le tampon projet.

Ces principes viennent de la Théorie des contraintes (TOC) dont l’un des principes dit : « la somme des optimums locaux n’est pas l’optimum global ». La contrainte dans un projet est le chemin critique (tout retard sur ce chemin entraîne un retard du projet). Il faut donc le protéger des aléas et ne pas gaspiller son temps. La marge de sécurité doit être placée non pas sur chaque tâche mais là où elle est la plus utile : c’est-à-dire à la fin du chemin critique.

«Il n’y a rien de plus inutile que de faire avec efficacité quelque chose qui ne doit pas du tout être fait.» Peter Drucker

(1) Définition Chemin critique : Succession de tâches enclenchées entre elles sans marge depuis le démarrage jusqu’à la fin d’un projet. Tout retard sur une des tâches situées sur chemin critique compromet le délai final du projet.
(2) Définition jalon : point de repère dans le déroulement d’un projet

Comment s’autoformer ?

Depuis que je suis entré dans la vie professionnelle, je n’ai jamais arrêté de me former ou d’apprendre de nouvelles choses. J’ai suivi des cours du soir, des formations d’entreprise et lu des livres. D'une part, la société dans laquelle nous vivons nous y oblige, d'autre part, il est toujours intéressant et utile d'apprendre ...

Les entreprises peuvent nous accompagner pour améliorer nos connaissances (DIF, plan de formation, etc) mais il y a souvent une contrepartie. De plus, je pense qu’il est préférable d’être indépendant dans nos choix d’évolution. Par contre si votre objectif est commun à celui de votre entreprise alors il ne faut pas hésiter et utiliser les moyens de formation que celle-ci propose.

Mais comment s’autoformer à moindre coût et à son rythme ?

Il y a six mois en navigant sur le Web, je suis tombé sur le site de Jean-Jacques Hénin (PlusRiche : http://devenirriche.blogspot.com/) : une de ses rubriques parlait du PMBA (Personal MBA). En résumé, l’objectif est de se former au travers de livres "faisant référence" dans leur domaine. Les écoles de MBA n’ont pas le monopole des connaissances sur le monde des affaires et les formations qu’elles proposent sont très coûteuses. L’inconvénient de la liste de livres présélectionnés par le PMBA, c’est qu’ils sont de sources américaines (même si certains ont été traduit en français) .

Depuis, je lis environ un livre tous les deux semaines. Par contre, la lecture des livres ne suffit pas (d’ailleurs comme pour les formations) : il faut mettre en pratique ou avoir une réflexion sur les différentes idées énoncées (savoir, savoir faire et faire).

Au mois d’octobre, j’étais en déplacement dans l’Est de la France . Le soir, je suis allé dans un restaurant et j’ai eu l’occasion de discuter avec le restaurateur de sa carte et de ses recettes. Au cours de cette conversation, nous avons parlé des livres de recettes et des résultats que nous obtenions à les suivre. Il me confiait que dans ses livres, il y avait l’essentiel mais qu’il manquait des détails qui permettent de réussir ces recettes (vous savez, comme sur les photos des livres).

Les livres sur le management, le marketing et les autres domaines sont réalisés de la même manière : il y a l’essentiel mais il manque les détails pour appliquer les idées énoncées. Il nous faut donc apporter nos propres expériences et réflexions. De plus, les idées évoquées dans ces livres ne sont pas applicables en l’état mais nous devons les adapter à notre environnement.

En conclusion, les livres sont une source formidable pour se former à un prix raisonnable même si ces livres (informatique, management, etc) ne sont pas les moins chers. Mais la seule lecture des livres n’est pas suffisante, il faut aller plus loin et fournir encore des efforts : réfléchir, discuter, adapter, approfondir et appliquer.

La lecture, une saine alternative aux (re)diffusions télévisuelles ineptes dont nous sommes quotidiennement abrevés !

"Cesser d'apprendre, c'est cesser de vivre." Wladimir Gozin

Comment résoudre un conflit ?

Chaque année, pour beaucoup d’entre nous, nous devons réaliser des entretiens individuels avec son responsable et/ou avec ses collaborateurs. Au cours de cet entretien, il y a souvent un sujet qui revient : l’augmentation de salaire. Ce sujet est source de conflit car chacun reste sur ses positions (problème de négociation).
- le collaborateur estime qu’il a bien fait son travail et que cela mérite une augmentation,
- de l’autre coté le responsable quant à lui estime que le collaborateur est déjà payé pour bien faire son travail.


Diagramme de résolution de conflit (Défini par Eliyahu M. Goldratt)






L’intérêt de cette méthode est d’éviter les compromis. Les compromis ne permettent pas de satisfaire complètement les parties. Il en reste une certaine frustration car leurs objectifs sont partiellement atteints.

La première étape est de formuler précisément le conflit (à droite) puis de définir l’objectif commun (à gauche) et enfin de déterminer les conditions nécessaires (au centre).

Une fois que nous avons une vision graphique de la situation, il faut expliciter les présupposés et essayer de les remettre en question.

Exemple :
Afin d’avoir des collaborateurs motivés, nous devons augmenter les salaires parce qu'ils ont bien fait leur travail.

Afin d’avoir des collaborateurs motivés, nous devons reconnaître leur valeur pour l’entreprise parce qu'ils ont développé de la valeur pour l’entreprise

Afin d’attribuer des augmentations aux collaborateurs, ils doivent bien faire leur travail parce que c’est une condition minimum.


Si nous ne trouvons pas de solutions, il faut revenir aux flèches. Il y a d’habitude plus d’un présupposé par flèche. Il est souvent plus facile de travailler « sur » les flèches qui irritent le plus (demandez-vous : POURQUOI ...).


Pour mon exemple, l’idée est de proposer un variable sur des objectifs en plus de la rémunération fixe. Les objectifs permettent d’apporter de la valeur à l’entreprise et le collaborateur obtiendra une augmentation de sa rémunération.



"Ne donnez jamais d'argent à un homme. Donnez-lui un conseil." Paul Getty

Nouveau site de développement professionnel

Si vous souhaitez vous développer professionnellement, je vous conseille de visiter ce nouveau site : My Business Education.

http://www.mybusinesseducation.fr/

"Personne n'a jamais fait faillite parce qu'il dépensait trop en formation." Tom Peters

Comment atteindre un objectif ?


Pour avancer dans la vie, nous avons besoins d'avoir des projets et des objectifs à réaliser mais nous avons rarement de stratégie pour réussir. Dans une entreprise, la stratégie consiste à défnir un ensemble d'actions cohérentes et organisées dans le temps pour arriver à un but. Je vous propose d'utliser la méthode de l'arbre des pré-requis (Définie par Eliyahu M. Goldratt) pour établir votre propre Stratégie.

L’arbre des pré-requis est un outil de modélisation pour déterminer un plan d’actions dans le but d'atteindre un objectif.

La première étape est de définir un objectif.
Exemple : augmenter de 10% mon nombre de clients

La deuxième étape est de lister les contraintes ou les obstacles nous empêchant d’atteindre cet objectif.
Exemple :
- Le marché est en crise,
- Mon patron ne sait pas me motiver,
- Il me faudrait plus de moyens,
- Nos prix sont supérieurs à ceux de nos concurrents,
- Etc.

Cela peut sembler étrange de commercer par une liste de contraintes pour atteindre un objectif mais pour l’atteindre, il nous faudra lever ces obstacles. L’avantage de cette méthode c’est qu’elle est naturelle. Quand nous avons des envies ou des buts, nous trouvons très facilement toutes les raisons pour nous détourner de cet objectif et pour nous pousser à ne pas agir. Chacun de nous excelle dans l’art de se plaindre.

La réalisation d’un objectif ambitieux passe par la réalisation de plusieurs objectifs intermédiaires ou d’actions à réaliser. La liste des obstacles va nous servir d’objectifs pour arriver à notre but. A chaque dépassement d’un obstacle, nous passons à une étape supplémentaire sur le chemin de l’objectif final.

La troisième étape est de prendre chaque obstacle et de les transformer en sous-objectif ou action.
Posez vous la question : Comment le surmonter ?
Exemple :


Et enfin, la quatrième étape va nous permettre de définir la chronologie des différentes actions.
Définir les dépendances et les actions pouvant être réalisées en parallèle.
Posez vous la question : Quels obstacles empêchent de réaliser ces objectifs intermédiaires ?

Quand j'ai commencé ma vie active avec un bac+2, mon travail ne me satisfaisait pas et je ne me voyais pas le faire pendant plusieurs années. En même temps, j'avais pour objectif d'être responsable d'un service informatique. Pour atteindre mon objectif, j'ai décidé à l'époque de reprendre mes études en cours du soir et d'orienter ma carriere dans ce sens : trouver un poste de chef de projet dans une grande société de services. La réalisation de mon but n'a pas été un chemin sans problème ni même sans sacrifice mais le fait d'avoir des objectifs intermédiaires m'a permis de garder le cap.

Les méthodes sont des outils qui peuvent nous faciliter la vie et nous aurions tort de nous en passer. Un objectif ambitieux peut nous faire peur et nous décourager. Par contre, si nous trouvons des objectifs intermédiaires plus accessibles à l'aide de l'arbre des pré-requis, nous sommes déjà sur la voie de la réussite pour atteindre notre but.

"Dans la vente, l'important n'est pas qui vous connaissez mais qui vous connaît." Jeffrey Gitomer

La stratégie - du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire »

La France n’a pas d’argent mais elle a des idées

Lors d'un repas entre amis, nous discutions de l’activité d’une connaissance commune. Cette personne propose aux collectivités de financer leurs véhicules à l’aide de publicité. J’ai trouvé cette idée assez novatrice dans la mesure où chaque entité de l’opération était gagnante, en effet :
- L’annonceur a un nouveau média,
- La collectivité obtient des véhicules à peu de frais,
- La société proposant ce service gagne de l’argent sur le système.

Quelques jours plus tard, j’étais sur la route pour me déplacer vers un de nos établissements et je réfléchissais à un moyen de réduire nos coûts d’exploitation. En croisant un véhicule de livraison sur lequel je voyais de la publicité ventant ses services, l’idée m’est venu de proposer à nos fournisseurs un service de publicité sur nos propres véhicules de livraison. Ainsi, nous pourrions réduire nos coûts d’exploitation et offrir un service supplémentaire à nos partenaires.

En restant ouvert et à l’écoute de notre environnement, nous pouvons trouver des solutions créatives.
Edward de Bono, expert mondial de la créativité, en donne la définition suivante :
« La créativité consiste à donner une existence à quelque chose qui a une valeur. »

Nous pensons trop souvent que la créativité est liée au domaine artistique mais le domaine de l’entreprise est certainement plus créatif : elle crée quelque chose qui a une valeur. C’est le quotidien de toutes les sociétés et sans cela, elles disparaissent. Dans ce cas, nous pensons aux services R&D et marketing pour apporter de la créativité dans les entreprises mais dans chaque service, nous avons également besoin de ce savoir-faire pour trouver des solutions à nos problèmes.

La créativité est un processus mental qui s’apprend, qui se travaille et qui peut-être exploité par tout le monde. (Edward de Bono : « La pensée latérale »).

"L'innovation systématique requiert la volonté de considérer le changement comme une opportunité." Peter Drucker



Quelle contrepartie ?

Vous avez une nouvelle charge fixe et vous voulez savoir comment l’absorber. Cette charge peut-être par exemple une nouvelle personne dans votre service ou département informatique devant prendre en charge la responsabilité des « Etudes ». Cette personne devrait vous apporter des avantages (méthodes, développement plus rapide, etc) mais elle restera une charge supplémentaire, non compensée par de la marge additionnelle.

Mon ancien PdG (et oui, encore lui) se posait toujours la même question quand nous augmentions nos coûts fixes : « Combien de clients supplémentaires il nous faut pour garder la même rentabilité ? »

Pour préserver une rentabilité par rapport à une charge fixe supplémentaire, il y a plusieurs possibilités :
* Augmenter le nombre de clients,
* Augmenter les ventes chez les clients,
* Augmenter les prix,
* Diminuer les autres coûts.

Si nous prenons uniquement les deux premiers points (nombre de clients et le volume des ventes), il faudrait encore savoir de quel niveau augmenter le chiffre d’affaire.

Exemple :
Chiffres d’affaire 100 000
Charges variables 8 000 (soit 8%)
Marge variable 92 000 (soit 92%)
Charges fixes 30 000 (soit 30%)
Résultat 62 000 (soit 62%)

Charges fixes supplémentaires 10 000

Chiffres d’affaire 110 870
Charges variables 8 870 (soit 8%)
Marge variable 102 000 (soit 92%)
Charges fixes 40 000 (soit 36%)
Résultat 62 000 (soit 56%)

Pour absorber ce coût supplémentaire, il faut augmenter nos ventes de 10.87% en volume ou en valeur. Dans cet exemple, nous avons utilisé la technique du point mort en considérant que la marge variable devait rester identique au lieu d’être égale aux charges fixes.

Calcul du point mort :
Le point mort est le seuil de rentabilité d’une société où la marge sur coûts variables équilibre les frais fixes :
marges sur coûts variable = frais fixes
marges sur coûts variable – coûts fixes = 0

Le point mort est un outil simple qui permet à l’entreprise de s’assurer que sa structure de coûts est bien compatible avec ses objectifs et d’en tirer les conséquences :
- Diminuer les charges de structures,
- Augmenter la marge sur coûts variables.

"Si l'on veut multiplier les emplois, il faut multiplier les entrepreneurs." Alain Madelain

Agile is beautifull

L’agilité et la souplesse sont d’excellentes caractéristiques pour les personnes. Elles nous permettent de nous sentir en meilleure forme et de nous adapter plus facilement à des sollicitations physiques.
En informatique, nous parlons également d’agilité mais sommes-nous réellement souples ? Nous en parlons mais qu’elles sont nos actions pour réaliser des applications agiles ?

80% du temps d’utilisation des applications est consacré à utiliser 20% de ses fonctionnalités, 80% des utilisateurs utilisent 20% des fonctions d’une application.

D’après ce constat, quelles sont les orientations que nous devrions prendre pour développer nos applications ?

J’ai l’impression que nous, informaticiens, avons tendances à en faire plus pour prévoir l’avenir et parfois aussi pour nous faire plaisir. Nous développons des applications dont certaines fonctionnalités ne seront jamais utilisées par les utilisateurs (ou en tout cas dans leur état initial). Pourquoi ? Parce qu' une entreprise bouge et que nous ne pouvons pas prévoir l’avenir.
Je pense qu’il faudrait s’attacher à l’essentiel du moment : la demande de l’utilisateur. L’idée est peut-être d’en faire moins mais de le faire mieux. Au lieu d’ajouter des fonctionnalités, il est sûrement préférable d'accorder plus de temps aux fonctions principales. Quand l’utilisateur aura de nouveaux besoins, il sera toujours temps de les ajouter. De plus, les fonctions développées pour répondre aux besoins futurs ne répondront probablement pas aux besoins réels quand ceux-ci se présenteront.

Les applications lourdes (ou "usine à gaz") seront plus difficiles à maintenir et à faire évoluer que des applications simples et efficaces. Comme pour les personnes, il conviendrait peut-être de développer des applications plus légères pour qu'elles soient plus souples ...

"Je privilégie la vitesse à la précision, car le coût d'un retard dépasse de loin celui d'une erreur." Percy Barnevik

A-t-il un pilote dans l’avion ?


Pour piloter un service ou une entreprise, nous avons besoin d’indicateurs mesurant l’efficacité de nos actions. Avant de définir des indicateurs, il faut savoir où nous souhaitons aller. Un pilote d’avion utilise son tableau de bord pour vérifier que tout se passe bien (jauge d’essence) et qu’il est dans la bonne direction pour atteindre sa destination. Il est pertinent d’avoir des indicateurs de statut mais il est essentiel d’avoir des indicateurs pour savoir si nous sommes sur la bonne direction. Ces indicateurs nous permettent de corriger certains éléments pour garder le cap. L’autre intérêt des indicateurs est la communication. Ils nous permettent de communiquer plus facilement sur nos résultats. Un indicateur seul n’a pas beaucoup d’intérêt mais plusieurs indicateurs bien ciblés sur nos objectifs peuvent vraiment nous aider à gérer notre activité. Il ne faut pas non plus tomber dans l’excès car comme pour l' information, trop d’indicateurs tuent l’ indicateur.





Le principe du tableau de bord sur une feuille A4 est un bon principe et une bonne contrainte pour sélectionner les indicateurs essentiels. Le tableau de bord est l'outil qui rassemble l'ensemble des indicateurs que nous avons sélectionné pour mesurer nos objectifs. Avec ce type de tableau de bord, nous savons d’un simple coup d’œil, si nous sommes ou pas sur la bonne voie. L’autre écueil à éviter concerne la construction des indicateurs. Il ne faut pas que sa construction soit trop lourde ou compliquée. L’idée principale est d’être plus efficace grâce aux indicateurs et de ne pas passer son temps à leur réalisation (vous avez déjà un métier). Pour chaque indicateur, nous devrions nous efforcer d’exprimer des résultats en taux plutôt qu’en valeur, de les comparer à des objectifs, à des performances antérieures et de les interpréter.
Bon voyage ...


« Il n’y a de certain que le passé, mais on ne travaille qu’avec l’avenir. » Auguste Detoeuf

Service incompris

Des statistiques qui décoiffent :
25 % des accueils téléphoniques de grandes entreprises refusent de donner le nom de leur PDG au prétexte qu'« ils ont des consignes ».
42 % des accueils téléphoniques de grandes entreprises refusent de donner le nom de leur directeur de la communication, car « autrement ils seraient toujours dérangés ».
16 % des entreprises raccrochent au nez de leur interlocuteur si ce dernier s'exprime en anglais.
45 % des entreprises ne répondent pas aux lettres recommandées adressées à leur dirigeant.
48 % des entreprises ne répondent pas aux courriers de réclamations qui leur sont adressés.
18 % des entreprises n'ont ni accueil de nuit ni répondeur lors de nos appels de nuit.
19 % des entreprises ont un service consommateurs-clients absolument injoignable.
Source : Human Consulting Group.

Enquête effectuée entre le 17 novembre et le 17 décembre 2008 auprès de 200 entreprises sélectionnées notamment à partir du classement mondial Interbrand des marques 2007 et 2008 (6.000 tests téléphoniques, 1.200 tests e-mails en français et en anglais, 400 tests courrier et 2.620.800 tests Internet).


L'article complet
http://www.lesechos.fr/management/actu/4815886-comment-les-entreprises-traitent-leurs-clients.htm


Graphique sur l'action de Dell (dernière du classement) :


Ca ne marche pas !

Depuis que je travaille dans le domaine de l'informatique, j'ai entendu cette phrase un nombre incalulable de fois.

Ca ne marche pas ! D'accord, mais qu'est ce qui ne marche pas ?

Il est vrai également que les utlisateurs nous appellent rarement (voir jamais) pour nous dire que tout se passe bien. De même, mon ancien PDG avait l'habitude de me dire : Si je n'entends pas parler de l'informatique, c'est que vous faites du bon travail.

Le support informatique est un métier difficile où il faut toujours répondre à des réclamations ou à des problèmes. Par contre, il peut être très motivant et gratifiant : Le support informatique permet de rendre service et de venir en aide aux utilisateurs en trouvant des solutions adaptées à leurs problèmes et même parfois originales.

Avant de trouver une solution, le plus délicat est de comprendre la réclamation ou le problème car l'utilisateur peut-être dans un état de tension ou ne pas comprendre d'où vient le problème. Avant d'appeler, l'utilisateur a essayé en vain de résoudre son problème tout seul ou avec l'aide d'un collègue et quand il se décide enfin à appeler, il est souvent énervé par la situation.

Alors comment faire pour faire face aux réclamations :

- Ecouter attentivement
- Ne pas se justifier
- Se mettre à la place de l'utilisateur
- Lui demander de vous donner un exemple
- Reformuler sa réclamation ou son problème. Ainsi vous lui montrez que vous avez bien compris son problème
- Répondre à sa demande
- Si vous n'avez pas la solution, prendre son problème en charge comme si c'était le votre
- Tenir vos engagements
- Tenir informé l'utilisateur de l'avancement de la résolution. Rien n'est pire que le silence.

Et surtout présenter vos excuses même si vous n'êtes en tort.

Un journal de Boston reproduisait, un jour, cette amusante épitaphe :
"Ci-gît, dans son bon droit, Mr XXXX qui traversa la rue, ayant priorité. Mais il n'en est pas moins mort. Que s'il avait eu tort."
Tiré de "Comment se faire des amis" Dale Carnegie

Même si vous avez raison, vous ne sortirez jamais vainqueur d'une discussion avec un utilisateur. Par contre, vous pourrez susciter de la sympathie en considérant son problème comme le votre.

Exemple à suivre ...

La semaine dernière, j’ai reçu une personne me sollicitant pour faire un stage au sein de mon service.
Lors de l’entretien, nous sommes venus à parler de son parcours. Il m’expliquait qu’il était magasinier dans une collectivité et qu’il voulait changer de métier pour faire ce qu’il aimait. Il était en deuxième année d’un BTS d’administration réseau effectué avec le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance). Il préparait donc un Bac+2 en plus de son travail. Afin d’en savoir un plus, je lui demandai comment il arrivait à concilier les deux (travail et formation) et comment il allait s’organiser pour réaliser son stage de 8 semaines. Il m’a répondu simplement que c'était sa passion. Et concernant le stage qu’il prendrait sur ses congés.

Voilà un exemple formidable. La passion et la volonté sont souvent la base de la réussite personnelle. Même s’il ne répond pas complètement à mes critères pour ce stage, j’ai décidé de le prendre pour essayer de l’aider à ma manière.
Parce qu’il ne se voyait pas être magasinier pendant toute sa vie professionnelle, il a pris sa vie en main en se lançant dans ce projet fou mais très valorisant.

"Rien n'est si contagieux que l'exemple" La Rochefoucauld

Quel est le but ?

Lors d'un diner avec mes collégues au cours d'un déplacement, un directeur d'établissement nous expliquait que sa productivité de préparation avait baissé de 20% depuis qu'il avait réorgnisé les horaires de ses préparatrices. Il se disait très embêté par ce résultat.

Je lui exprimai à ce moment que c'était plutôt une bonne nouvelle. Tous mes collégues me regardèrent avec de grands yeux étonnés exprimant ainsi leur incompréhension.

Afin qu'ils comprennent mon point de vue, je leur expliquai qu'il ne fallait pas prendre uniquement cet indicateur pour évaluer cette réorganisation.
Puis je demandai au directeur pourquoi il avait changé les horaires de ses préparatrices. Il me répondit qu'il souhaitait avec ce changement diminuer les heures supplémantaires de son établissement.
Je lui demandai à nouveau s'il avait réussi à baisser ces coûts de préparation. Il me répondit qu'il n'avait plus d'heures supplémentaires et qu'il avait de ce fait baisser sa masse salariale.
Mes collégues commençèrent à me comprendre.
Je précisai de plus qu'il avait ainsi dégagé de la capacité de préparation tout en diminuant ses coûts . La baisse de 20% de productivité n'était pas un problème mais au contraire un avantage. Il pouvait, avec les heures ainsi dégagées, affecter ses employées à d'autres tâches (comme par exemple la réception des produits où il y avait retard de traitement).
En agissant ainsi, il pouvait améliorer sa qualité de service (taux de manquant) et revenir à un taux de productivité souhaité.

Il s'était focalisé sur un indicateur que la société lui demandait de respecter sans voir les objectifs globaux.
Suivre un indicateur seul n'a pas de sens. Il faut les voir tous dans leur ensemble et dans leur contexte. L'objectif de l'établissement n'est pas de maintenir ou d'augmenter la productivité des préparatrices mais de gagner de l'argent.

« L'important, c'est de savoir ce qu'il faut observer » Edgar Poe

Quels sont les leviers de la réussite ?

Dans notre environnement professionnel, nous sommes amenés à remplir nos objectifs en respectant le triptyque Coût-Délai-Qualité et dans un contexte de toujours plus :
- Plus vite,
- Mieux,
- Avec moins.

Pour nous aider à relever ces défis, Dale Carnegie a identifié cinq leviers :
- La prise de risques
- La qualité relationnelle
- La communication
- Le leadership personnel
- La gestion du stress et des priorités

Concernant la prise de risque, nous avons tous tendance à rester dans un cercle de confort et éviter les zones d'incommodité qui nous stressent. Malheureusement, plus nous restons dans ce cercle plus il se réduit et nos chances d’évoluer disparaissent . Le quotidien nous pousse à rester dans nos habitudes et il ne nous entraîne pas à l’action, ni à la découverte d’autres choses. Le changement nous dérange et nous met dans une situation d’inconfort.

Pour passer à l’action, Thimoty Ferriss dans son livre « La semaine de 4 heures » nous invite à réaliser ce qui appelle des défis conforts.



Ce sont de petits exercices pour surmonter nos angoisses devant nos peurs. Ils se pratiquent sur une durée de 2 jours en réalisant un exercice à la fois. Rappelez-vous, les actions les plus importantes sont rarement confortables.
- Apprendre à regarder les gens dans les yeux (2 jours) :
Entraînez-vous à regarder les autres dans les yeux jusqu’à ce qu’ils détournent le regard.

- Apprendre à faire des propositions (2 jours) :
Arrêtez de demander des avis et commencez à suggérer des solutions. Arrêtez les tergiversations et prenez une décision.

- Obtenir le numéro de téléphone d’un inconnu (2jours) :
Demandez le numéro de téléphone à au moins deux représentants du sexe opposé.

- Retomber en enfance (2jours) :
Comme les enfants, dites « non » à toutes les demandes. Refusez de faire toutes les choses qui ne vous vaudront pas licenciement immédiat.

- La critique en Sandwich (2 jours) :
Quand vous avez à faire une critique, commencez par féliciter la personne pour quelque chose et puis vous émettez la critique, pour terminer en félicitant à nouveau la personne.

- Trouver Yoda (3 jours)
Téléphonez ou rentrez en contact avec une personne connue dans son domaine. Visez haut : PDG, entrepreneurs à la réussite éclatante, auteurs célèbres, etc.

- Rejeter les premières offres et tourner les talons (3 jours) :
Habituez-vous à refuser des offres et à marchander en face à face et, plus important encore, au téléphone.

- Se reposer dans les lieux publics (2 jours) :
Allongez-vous et restez au sol au moins dix secondes, puis relevez-vous et poursuivez ce que vous étiez en train de faire. Il doit y avoir du monde autour de vous comme une terrasse de café.

"Faire preuve de prudence est risqué." Seth Godin

Comment justifier nos investissements ?

Quand je présente un dossier d'investissement, il a toujours une partie financière pour préciser évidement le coût mais également pour évaluer son intérêt.

Quels sont les outils utiles à cette démarche ?

- Retour sur investissement (RSI ou ROI Return on investment)
Son calcul permet de mesurer l'intérêt économique d'un projet à court terme. C'est un indicateur souvent utilisé dans le domaine de l'informatique. L'inconvénient est que les revenus ne sont pas actualisés dans le temps.

Exemple :
Investissement = 20 000€
Gain par an = 5 000 €
ROI sur un an = 5000 / 20000 * 100 = 25%

- PayBack (délai de récupération)
Le PayBack permet de savoir quand l'investissement deviendra rentable. Il a le même inconvenient que le retour sur investissement.

Exemple :
Investissement = 20 000€
Gain par an = 5 000 €
PayBack = 20000 / 5000 = 4 an

- VAN (Valeur actuelle Nette)
Le VAN est la différence entre l'investissement initial et la somme des revenus actualisés sur sa durée de vie.
Une VAN positive indique que l'investissement peut être entrepris. Par contre, si elle est nulle ou négative, l'investissement ne sera pas rentable. Pour faire un choix entre deux projets, il faudra choisir le projet dont la VAN est la plus élevée et supérieure à zéro.
VAN = -Inves + somme (revenu (1+ t)^-1 à n)

Exemple :
Investissement = 15 000€
Gain = 7 000€
Durée = 3 ans
Taux = 10% (coût du capital : taux d'intérêt ou taux d'inflation et éventuellement augmenté d'une prime de risque)
VAN = 2 408

- TIR (Taux interne de rentabilité)
Le TIR est un taux d'actualisation qui annule la VAN. Plus le taux est élevé le plus l'investissement à des chances d'être retenu.
Le TIR de l'exemple précédent est de 18,9%

Auncun de ces indicateurs n'est idéal. De plus, pour certains investissements comme pour les projets réglementaires, il sera difficile de trouver des gains (penser à prendre en compte le désinvestissement) et la plupart du temps, nous ne nous poserons pas la question ou peut-être sous un autre angle : amende à payer, perte de licence, etc.

La grande difficulté dans cet exercice est de trouver les gains qui vont être générés par l'investissement.

Par contre, nous pouvons voir l'investissement autrement :
Nous avons un investissement de 20 000 € qui devra être amorti sur 4 ans. Nous avons un coût de 5 000 € par an et cet investissement servira pour 10 utilisateurs. Nous arrivons donc à un cout de 500€ par an et par utilisateur. Avec cet investissement, si nous arrivons à augmenter de 1% la productivité de ces utilisateurs, nous avons un projet rentable.

Augmenter la productivité de 1% de ces utilisateurs sur un an, ne semble pas être insurmontable.

"Il n'y a pas une méthode unique pour étudier les choses." Aristote

Le meilleur ami de "Merci" est "Beaucoup"

Je tiens à remercier Dominique Xardel (co-auteur de "Service compris") pour son retour :

" Merci de votre intérêt pour "Service Compris". Voici ce que je peux en dire aujourd'hui :"Service Compris" a été écrit et publié en 1986. Il s'en est vendu plus de 500.000 exemplaires.
Vingt-deux ans après qu'en reste-t-il ? Bien sûr nombre des exemples donnés pour illustrer notre propos seraient à actualiser ou à remplacer par la situation et le positionnement actuel des entreprises citées. Ne serait-ce qu'à cause de l'évolution des technologies et moyens relationnels d'aujourd'hui.
En fait, même s'il devrait être formulé différemment et sans doute de façon plus concise, l'essentiel demeure : Le service est d'abord une affaire d'attitude, de détermination, de compréhension du client et de son environnement.
Tout en gardant en mémoire le proverbe qui figure en tête de notre ouvrage : L'homme qui ne sourit pas, ne doit pas ouvrir boutique.

Bien cordialement
Dominique Xardel"

Bibliographie :
- Marketing Management, (coauteur), Chennai, Vijay Nicole, 2006
- Consumer Behavior, (coauteur), Dehli, Vikas, 2004
- Commerce électronique, (coauteur), Paris, Eyrolles, 1997
- La distribution, PUF, "Ques sais-je ?", 1995
- Leaders sans frontières, (coauteur), Paris, McGraw Hill, 1988

Nous sommes toujours le client de quelqu'un

Je pourrais dire également : « Nous sommes toujours le fournisseur de quelqu'un ». Un moment de la journée, nous pouvons être soit un Client, soit un Fournisseur d'un service ou d'un produit.

Quand je rentre dans un magasin, j'aime être attentif à l'accueil et vérifier si le service est agréable. La plupart du temps et de plus en plus souvent, je constate avec déception que le client n'est plus roi. Et oui, tout se perd !
Essayez de faire un petit test : Quand vous rentrez dans un magasin, dites « Bonjour » à haute voix et écoutez l'écho.

Quand j'étais responsable du support client d'une société Pharmaceutique, je faisais un test tous les mois pour vérifier le service du HelpDesk (temps d'attente, qualité de l'accueil, l'écoute, ...). Je prenais mon téléphone et j'appelais le HelpDesk en me faisant passer pour un utilisateur. J'étais un utilisateur qui ne comprenait pas grand chose en bureautique ainsi je pouvais constater par moi-même où nous pouvions nous améliorer.

Que nous soyons un service comptable, informatique ou autre, nous avons toujours des clients à servir. Nous avons tous intérêt à agir pour améliorer notre service.

Le titre de ce post est tiré du livre « Service Compris » de Philippe Bloch, Ralph Hababou et Dominique Xardel.

Quand j'étais étudiant en Techniques de commercialisation, il était mon livre de chevet. Aujourd'hui, il reste dans ma bibliothèque et je le consulte parfois pour me rappeler ce que signifie le service. J'espère que c'est compris.

« Etre un client roi, cela veut dire être acceuilli avec de l'estime, une estime qui ne soit ni de la courtisanerie, ni de la condescendance » Patrick Bazil (Extrait du livre)




« L'homme qui ne sourit pas ne doit pas ouvrir boutique » Proverbe Chinois

Si nous ne savons pas où nous allons, nous n'irons nulle part !

Stephen Covey (ancien conseiller du président Clinton), dans son livre "La 8e habitude", présente un sondage réalisé auprès de 23 000 salariés d'horizons et d'entreprises divers.
Il présente les résultats sous deux formes, l'une classique à l'aide de pourcentage et l'autre en utilisant une métaphore avec une équipe de football afin de démontrer l'intérêt de rendre les chiffres plus parlant. Je vous livre ici directement les résultats sous leur deuxième forme :

- Seulement 4 des 11 joueurs sur le terrain sauraient quels sont leurs objectifs,
- 2 joueurs sur 11 s'intéresseraient à ce qu'ils font,
- 2 joueurs sur 11 sauraient à quel poste ils jouent et sauraient exactement ce qu'ils doivent faire.
- Et tous les joueurs sauf 2 seraient d'une manière ou d'une autre, en lutte avec les membres de leur propre équipe et non avec les adversaires.

Avec une équipe pareille, je ne vois pas comment nous pourrions gagner des matchs.

Ce sondage nous montre qu'il est indispensable de communiquer avec nos équipes, nos collaborateurs sur la stratégie de l'entreprise, sur nos objectifs et en quoi leur travail est indispensable au bon fonctionnement de l'ensemble.

“Là où il n’y a pas de vision, les gens périssent” (La Bible)

La corvée du budget

Tous les ans, nous avons à établir un budget pour l'année suivante qui nous servira de base et de guide. Au lieu de le préparer ponctuellement pendant quelques semaines avant la date de l'arbitrage budgétaire avec mon supérieur, je le prépare tout le long de l'année.

Avant de détailler mon mode de fonctionnement, il faut distinguer les dépenses récurrentes (fonctionnement) et les dépenses ponctuelles (investissement). Par contre, les investissements d'aujourd'hui seront les dépenses récurrentes de demain (exemple : maintenance logiciel ou matériel, de personnel, etc).

Je commence toujours par les investissements car ils ont comme précisé plus haut un impact sur le fonctionnement. En début d'année, j'ouvre un nouveau dossier pour noter toutes les demandes qui me sont faites au cours de l'année. Par la suite, il m'est facile de demander des devis auprès de mes différents partenaires pour obtenir une enveloppe budgétaire. Par précaution, j'ajoute toujours 20% au montant (ou je prends le montant TTC). Pour le parc informatique, je prévois de remplacer le parc tous les 4 ans soit 25%.

Pour les dépenses de fonctionnement, j'enregistre toutes les factures en fonction de clefs dont une me servant de répartition budgétaire (exemple : maintenance matériel, maintenance logiciel, utilisation, telecom, ...). Après, il faut ajouter les amortissements (dont ceux des investissementsde l'année). Comme tous les investissements ne seront pas réalisés en début d'exercice, je prends en considération 6 mois d'amortissement. De même, il faut ajouter les salaires en pensant aux primes éventuelles et aux augmentations (exemple : NAO Négociation Annuelle Obligatoire).

Voilà. Ce mode de fonctionnement m'a permis de sortir un budget en 2 heures au lieu de plusieurs jours (voir de semaines).

Le crédit : Est-ce la bonne solution ?

Il y a peu de temps, j'avais besoin de financer des travaux dans mon logement pour un montant de 5 000€. J'avais deux possiblités pour réaliser ces travaux : soit en utlisant un crédit à la consommation, soit en prenant de l'argent sur mes économies. Afin de me décider, j'ai comparé les deux solutions pour connaître la moins pénalisante.

Pour le crédit, je suis allé sur internet pour connaître les offres possibles. Après quelques recherche, j'ai trouvé une offre de 5000€ sur 2 ans à un taux de 9,6% pour une mensualité de 228,88€ et un coût total de 493,12€ (ce n'est sûrement pas la meilleur offre).

Calcul :
Taux mensuel : (1 + 0,096)1/12 = 1,007668183 soit 0,76%
Mensualité : 5000 X 0,0076 / (1 – (1,0076)-24) = 228,88
Coût du crédit : (228,88*24) – 5000 = 493,12

Maintenant, il faut que je calcule la perte des intérêts de mes économies sur 2 ans placées sur un livret A à 4%.

Calcul :
Montant des mes économies au bout de deux ans : 5000 X (1,04)2 = 5408
Intérêt au bout de deux ans : 5408 – 5000 = 408

Si je paie mes travaux au comptant avec mes économies, je perds 408,00€ d'intérêt. Par contre, si je les paie grâce au crédit, je perd 85,12€ (493,12 – 408). L'inconvénient du crédit est de rembourser tous les mois les mensualités 228,88€. Je pense que la meilleure solution est de négocier une remise auprès de mon artisant du montant des intérêts 408 soit 8,16% et de le payer avec mes économies.

Quand cela est possible, il faut éviter les crédits à la consommation car les taux sont relativement élevés. De plus, les biens que nous achetons avec ce type de crédit se dévalorisent avec le temps (exemple : téléviseur, voiture, canapé, etc). De ce fait, nous achetons le produit plus cher à cause du crédit et en plus, le prix baisse une fois que nous avons acheté le bien. Ce n'est vraiment pas la bonne affaire.

Pour finir, si vous voulez savoir combien vous rapportera un versement mensuel de 228,88€ sur un placement à 4% dans deux ans, vous pouvez utiliser la formule suivante :

228,88* ((1,00327374)24-1)/0,00327374

Le trio de l'argumentation : Convaincre, Délibérer et Persuader

En tant que manager, nous sommes souvent amenés à défendre des projets ou des idées auprès de nos collaborateurs, collègues et nos supérieurs. Pour ce faire, nous essayons d'argumenter pour justifier notre opinion. L'argumentation se base sur trois actions différentes : convraincre, délibérer et persuader.

Convaincre : dans ce cas, nous utilisons la raison et l'esprit d'analyse de la ou les personnes que nous souhaitons convaincre. Nous suivons un raisonnement logique en utlisant des exemples servant de preuves.
Je n'aime pas être convaincu et je ne dois pas être le seul. Dans "Convaincre", nous avons "CON" et "VAINCRE". Personne n'aime être vaincu et être considéré comme un idiot. Cela peut paraître bizarre mais quand un j'entend ce verbe de la bouche d'un vendeur, je suis rarement "CON" "VAINCU".

Délibére : C'est examiner les différents aspect d'une question. Par exemple, cela permet d'y réfléchir avant de prendre une décision. Délibérer permet aussi de se confronter à des objections.

Persuader : Dans ce cas, nous faisont appel aux sentiments et/ou aux émotions des destinataires pour les persuader.

Au lieu d'utiliser ces différentes techniques séparement, je préfére les utliser ensemble et dans cet ordre : Convaincre, délibérer (avec moi-même ou un groupe de personnes indépendantes) et persuader.
La phase "convaincre" me permet de trouver un raisonnement logique et d'illustrer mes arguments de preuves, de chiffres et d'exemples. La phase "délibérer"me permet de vérifier mon argumentation et de trouver des objections possibles afin d'affiner mon argumentaire. Et enfin "persuader" me permet d'intégrer des émotions dans mon discours pour toucher et impliquer mes destinataires.

"Si vous ne pouvez les convaincre, semez le doute dans leur esprit" Truman

95% des présentations sont nulles

Ce n'est pas moi qui le dit mais Guy Kawazaki :

Si vous souhaitez rendre vos présentations plus claires et percutantes, je ne peux que vous conseillez d’ouvrir votre esprit et de lire ce livre.

Le préface du livre réalisée par Guy Kawasaki (Directeur de Garage Tehnology Venture et cofondateur de Truemors) en est une illustration frappante.

Pour trouver des illustrations (photos gratuites), vous pouvez aller sur le site http://www.photo-libre.fr/.


"La simplicité est la sophistication suprême." - Léonard de Vinci

L'argent est gratuit

Emile Zola : L'argent

Description du livre sur Amazon
"L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac. S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes. A l'heure des conflits économique planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital. A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie."

Ce livre se trouve gratuitement sur le site http://www.ebooksgratuits.com

Maîtriser son stress

Notre travail nous apporte quotidiennement un certain stress. Pourquoi un "certain" stress ?
Il existe deux sortes de stress le mauvais et le bon.
Le stress est une réaction de notre organisme a des facteurs d'agressions (physiologique, psychologique et émotionnel) que nous subissons. Le mot "Stress" provient du latin "Stringere" qui veut dire "Mettre en tension".
Quand le stress nous permet de nous dépasser, il est considéré comme positif. Par contre, quand celui-ci nous envahit, nous perdons nos moyens et donc il devient négatif. De plus, le mauvais stress peut avoir des répercutions sur notre santé s'il s'attaque trop longtemps sur nos forces physiques et mentales.

Pour évacuer ce stress, nous avons différentes possibilités comme le sport, le yoga ou encore le rire.

Pour ma part, j'aime bien le sport. Il permet d'évacuer le stress ponctuel (réflexion sur notre travail) ou accumulé (objectifs ambitieux à remplir), en plus d'être bon pour la santé en général.
L'activité physique a une action calmante grâce à une substance produite par le cerveau : les endorphines (rôles non exhaustifs : réduction du stress, atténuation de la douleur, contrôle de la respiration, sensation de plaisirs, ...)

Les endorphines se produisent dans notre cerveau proportionnellement à l'intensité et à la durée de l'effort physique (70% de la fréquence cardiaque maximale). Ces substances ne disparaissent pas immédiatement avec l'arrêt de l'effort mais durent encore pendant quelques heures.

Alors faites du sport le plus régulièrement possible. Je pratique régulièrement de la gym à mon domicile (pas de déplacement, souplesse des horaires) et sans appareil spécifique..